jeudi 20 septembre 2007

1ère Journée du championnat de France Pro B ROUEN 85 - BBD 61






SAMEDI 22 SEPTEMBRE A 20H00 SALLE DES COTONNIERS
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Avant ROUEN-BBD
l'avis de John Douaglin
On aspire à jouer les play-off
A l'heure de rentrer dans le vif du sujet en terre rouennaise, l'entraîneur boulazacois livre ses ambitions pour sa 4ème saison à la tête du BBD.Dordogne Libre: Vous entamez ce soir votre 4' saison à la tête du BBD, qu'est-ce que cela vous inspire ?John Douaglin: « C'est quelque chose d'assez magique. On a coutume de voir les coaches ne faire que deux saisons dans un club puis aller voir ailleurs. Moi, je me suis inscrit ici dans la durée avec comme principal challenge d'entrer dans le Palio, l'équipe maintenue en Pro B. C'était tout sauf évident au départ or là, nous sommes tout près du but ».Dordogne Libre: Il y a deux saisons, vous aviez le statut de promu sur les épaules. L'an passé, on disait que c'était l'année de tous les dangers avec quatre descentes. Et cette fois-ci ?John Douaglin: « Ce sera une saison tout aussi difficile même si on l'aborde avec une certaine expérience et un certain recul qui nous permettent d'être beaucoup plus sereins que par le passé. Et puis nos objectifs s'inscrivent dorénavant bien au delà du maintien. On a l'aspiration d'entrer en play-off. Le problème, c'est que 13 ou 14 équipes veulent en faire autant alors qu'il n'y aura que huit heureux élus... »Dordogne Libre: Les pieds bien calés dans les starting-blocks à l'heure du coup de pistolet libérateur, où vous situez-vous par rapport à la concurrence ?John Douaglin: « Sur le papier, on a la possibilité de finir dans les huit premiers, c'est clair. Maintenant, tout se jouera à peu de choses avec un championnat qui ne va se décanter que dans la deuxième phase. Pour moi, il y a Limoges,Besançon, Bourg et les autres.Hormis ces trois-là, tout le monde sera capable de batailler les yeux dans les yeux. Sinon ce sera,le je pense, la même configuration que l'an passé. Sur 34 journées de championnat, il n'y aura peut-être que trois victoires d'écart au final entre le 6'et le 12 ». Dordogne Libre:Sans parler de l'aspect financier nerf de la guerre, sur quoi vous êtes-vous appuyé pour bâtir votre effectif 2007- 2008 ? John Douaglin: « Une équipe, c'est d'abord un socle. Celui-ci est avant tout constitué par les joueurs étrangers à qui on apporte les bonnes complémentarités que ce soit sur le plan basket mais aussi humain. Or leBBD, ce n'est pas qu'un cinq majeur. On m'a souvent reproché par le passé d'avoir enrôlécertains joueurs qui n'avaient pas le niveau. Mais la problèmatique,c'est plutôt de se dire:si je n'ai que des Ivan Almonte dans mon équipe et que je ne les fais jouer que six minutes,comment je gère ?Et bien, ce n'est pas gérable. Il faut donc trouver le bon équilibre entre qualité et quantité. Trouverdes joueurs qui acceptent de s'entraîner très dur pour gagner du temps de jeu. J'ai aussi souhaité avoir un registre plus expérimenté, d'une efficacité supérieure avec pour complément des jeunes qui ont envie de prouver des choses et ont le potentiel pour y parvenir. Cela nous donne, il me semble, une très belle équipe à l'arrivée ».Dordogne Libre: Quel bilan dressez- vous de vos matches de préparation ?John Douaglin: « Très positif dans la mesure où nous avons connu pas mal de petits pépins physiques qu'il a fallu compenser. On sait que le temps perdu ne se rattrape pas facilement. Je considère d'ailleurs qu'il nous faudra encore au moins quinze jours pour atteindre notre plénitude mais ce que j'ai vu contre Poitiers me prouve que nous sommes dans le vrai ».Dordogne Libre: Tout le monde vous prédit un début de champion¬nat très difficile avec tous les gros ou presque au menu. Comment l'abordez-vous ?John Douaglin: « Il ne faut surtout pas Vouloir mettre la charrue avant les boeufs parce que sinon, on ne récoltera que quelques miettes. Si au soir des huit premières journées, on est en équilibre, nous serons largement dans les clous. Et puis je rappelle pour mémoire que Quimper a débuté l'an passé avec cinq défaites au compteur pour finir tout en haut du tableau. Alors, certes, il serait difficile de ne pas craindre cette entrée en matière. Maintenant, sur ce premier mois de compétition, il y aura un léger déséquilibre des forces en présence. On sait que l'on ne sera peut-être pas les favoris. À nous de savoir pourtant en profiter...».
Propos recueillis par Nicolas Guiraud


Du 23/09/07

ROUEN étouffe le BBD

LIEU Rouen . SPECTATEURS 1000. ARBITRES - MM. Pierre et Amrani. QUARTS-TEMPS - 27-12, 21-17, 22-19, 15-13. MI-TEMPS - 48-29.
Victorieux de leurs quatre derniers matches de préparation face à des collègues de Pro B, les Normands sont entrés avec gourmandise dans la partie, lancés comme des obus par un panier à trois points de Williams dès la 9' seconde. Boulazac ne sait comment endiguer les offensives d'adversaires très en jambes et soucieux de faire tourner rapidement le ballon.Eléléara ne parvient à débloquer le compteur de son équipe qu'au bout de 3 minutes (8-3). Au cours de ce premier quart- temps, les Périgourdins ne vont d'ailleurs inscrire que trois paniers (8 points), le restant étant le fruit de lancers francs (27-12, 10').Intégré au cinq majeur, l'ailier Le Pellec donne raison à son coach Michel Veyronnet avec une activité des deux côtés du terrain, matérialisée par 6 points (3/3), 3 rebonds, 1 passe et 1 contre sur le crâne de Richmond. Forts de 69 % de réussite, les Normands terminent les dix premières minutes sur un terrible 12-2 qui envoie Boulazac (17 % de réussite seulement) dans les cordes. Vounang porte même un temps l'écart à +17 (11ème), avant un léger sursaut des visiteurs, dynamisés très brièvement par Forbes.Feu de pailleCe n'est en effet qu'un feu de paille tant les Normands manient le ballon avec dextérité, dans tous les secteurs. Thioune enfile trois points, Liorel imprime une vitesse folle aux contre- attaques et Toffin s'impose comme un totem sous le panier (37-18, 14'). Dominé au rebond (15 contre 23 à la pause), Boulazac, où seul Howell se distingue un tant soit peu (10 d'évaluation à cet instant), cherche de l'air et des espaces, bien rares sous la pression défensive. Les initiatives sont isolées et la plupart du temps vouées à l'échec, d'autant que ce diable de Toffin (13 points à la mi-temps) se prend aussi pour un ailier shooteur (44-24, 18ème. À mi-parcours, Rouen vire en tête avec un avantage plus que confortable (48-29).Bloqué à zéro point et handicapé très tôt par deux fautes, l'Américain Dorsey entre à son tour dans la danse, au début de la seconde période avec un assortiment de paniers de différentes distances (55-29, 22').Tenu loin de la raquette, Boulazac se résout à allumer derrière la ligne des 6,25 mètres avec un certain bonheur, notamment en ce qui concerne Forbes (62-45, 28'). Les esprits s'échauffent entre les deux jeunes meneurs, Liorel et Romain, très vite remis dans le droit chemin par l'arbitre. À longue distance, Dorsey remet de l'ordre dans les rangs normands tandis que Moncade ramène de la sérénité (70-48, 30'). L'affaire est définitivement entendue.

Du 24/09/07
Basket - Pro B (1ère journée) : Rouen 85 - Boulazac 61.
Les Boulazacois à côté de leur basket
Julien Coutenceau
C omme un jeune acteur qui monte pour la première fois sur les planches, le BBD a été pris de panique pour son entrée en scène dans la salle des Cotonniers, samedi, à Rouen. Balbutiant leur basket dès les premiers instants du spectacle, les Boulazacois ont été spectateurs de leur déroute lors de ce premier acte de la saison. Les sourires étaient pourtant de sortie lors de la présentation des équipes où Wampfler, Howell et Richmond faisaient gentiment les « cacous », ainsi qu'au coup d'envoi effectué par David Douillet, dont le fiston fait parti des jeunes pousses du SPO Rouen? Mais cette belle unité de façade s'écroulait dès les débats lancés. Les Boulazacois ne jouaient pas en équipe et se réfugiaient sur des tentatives personnelles.
Incapables de mettre un frein aux velléités offensives de Moncade, Williams et Le Pellec, ils subissaient la foudre d'entrée de jeu. Titulaire d'un passeport français depuis une semaine, Williams mettait le feu aux poudres tout près de la ligne des 6,25 m sans la moindre opposition, bientôt imité par Le Pellec. Puis, Moncade s'échappait au nez et à la barbe d'Eleleara pour un panier facile (6-0, 2e). Le meneur de jeu périgourdin prenait sa revanche à distance (son seul tir réussi de la partie), mais les brèches dans la défense étaient trop importantes pour que le trio rouennais n'en profite pas. Howell ramenait son équipe à cinq unités avec un panier primé (13-8) sans que Rouen ne desserre son étreinte.
L'apathie boulazacoise
Les Normands passaient un 12-0 à leur hôte suite à deux exploits personnels de l'ex-Havrais Le Tallec (dont un contre magistral sur Richmond), deux erreurs de Tisba, un panier de Thioune (contacté pendant l'intersaison par le BBD) et un dunk de Vounang ! Le BBD venait de perdre définitivement le contact avec son rival qui concluait le quart-temps avec 15 points d'avance (27-12). Jamais les Périgourdins n'arriveront, en effet, à faire douter leurs adversaires au cours des trente minutes restantes. On pouvait même s'attendre au pire vu l'adresse insolente des Normands et l'apathie boulazacoise.
Le deuxième épisode repartait sur les mêmes bases. Liorel et Vounang se trouvaient à merveille dans la zone de vérité, Toffin faisait ce qu'il voulait sous le cercle, tandis que Wampfler et Ringström en étaient réduits à passer en force (31-16). Forbes rallumait la mèche à trois points mais ce n'était qu'un feu de paille. Thioune se lâchait à distance, Dorsey trouvait Toffin au milieu de deux Boulazacois alors qu'Eleleara se heurtait, lui, à un mur. L'écart montait jusqu'à 20 points (44-24, 18e). Beugnot et Howell ramenaient un semblant d'espoir mais le c?ur n'y était plus à la pause (48-29).
Les remontrances de John Douaglin n'y changeaient rien même si le BBD effectuait un pressing efficace l'espace de quelques minutes. Le cinq majeur du Périgord (Eleleara, Forbes, Richmond, Howell, Ringström) encaissait un nouvel opus de Dorsey au-delà des 6,25 m et Toffin offrait 24 unités d'avance à sa formation (55-29, 24e).
Howell remettait un peu d'essence dans le moteur à trois points, suivi enfin par Forbes qui marquait 8 points d'affilé (57-39). Mais à l'image d'Howell mis à terre par Toffin, il n'y avait rien à faire : le paquebot normand poursuivait tranquillement son petit bonhomme de chemin. Seuls les esprits s'échauffaient : Ringström se prenait une mandale par Elisabeth-Mesnager et Romain s'expliquait ouvertement avec Liorel. Moncade, lui, conservait son sang-froid pour préserver 22 points sur le buzzer (70-48).
Délicat de juger sur 40 minutes
Le dernier quart-temps ne changeait pas non plus la donne. Vounang profitait des largesses défensives du BBD pour marquer huit points, malgré l'énergie du désespoir déployée par Beugnot, Howell et Ringström. Pour les statistiques, Williams offrait le plus gros écart enregistré par Rouen au cours de ce match (84-59, + 25). Michel Veyronnet se permettait même le luxe de faire entrer deux juniors, Elliot Saint-Gilles et William Meyila, sur le parquet. Une humiliation supplémentaire pour les Boulazacois qui quittaient le parquet la tête basse même s'ils se réunissaient, pour la forme, une dernière fois en ronde sur le terrain. Il faut avouer qu'il y avait de quoi être consterné avant de filer vers le bus pour la nuit.
Certes, quarante minutes ne suffisent pas pour jauger le potentiel d'une équipe. Heureusement dans un sens car on s'inquiéterait à juste titre du destin des Boulazacois à l'issue de cette première sortie de la saison face, il est vrai, à un collectif normand déjà bien huilé. Rouen avait l'avantage de bien se connaître vu que la moitié de son effectif avait été reconduit à l'intersaison. Tout le contraire d'une formation boulazacoise totalement renouvelée - à deux éléments près - et qui visiblement se cherche des repères et un socle communs.



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